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Norouz ou Newroz, Célébrez le Nouvel An Perse !

Norouz, la fête du printemps et du renouveau, célébrée par des millions de personnes dans le monde entier, remonte à des milliers d'années.

Norouz, une des célébrations les plus anciennes de l’humanité.

En Iran, l’idée de « nettoyage de printemps » n’est pas simplement une excuse saisonnière pour vider son placard ; c’est la base d’une fête nationale qui remonte à plusieurs millénaires.

Chaque année, des millions de personnes célèbrent le Nouvel An Perse ou Norouz (du Persan et qui signifie « nouveau jour » no : nouveau, rouz : jour).

En Iran, la nouvelle année commence avec l’arrivée du printemps, et la grande majorité des Iraniens - sans parler des millions d’Iraniens et de non-Iraniens qui célèbrent Norouz à travers le monde – la prépare avec un « nettoyage de printemps » de leur maison, qui marque une nouvelle saison et est signe de « bonne chance » pour l’année à venir.

Norouz marque la fin de l'année et le début d'une nouvelle année. Elle se produit le jour de l'équinoxe vernal, et cette année elle sera donc célébrée le 21 mars.

Personne ne sait exactement quand est-ce que la fête de Norouz est naît, mais on estime que l’on la célèbre depuis plus de 3000 ans. C’est une fête qui trouve ses racines dans le zoroastrisme, une ancienne religion de l’Iran ancien antérieure au christianisme et à l’islam. Elle est aujourd’hui célébrée non seulement en Iran, mais aussi en Afghanistan, en Iraq, au Pakistan, au Kazakhstan, en Ouzbékistan, en Azerbaïdjan et bien entendu par les Kurdes du monde entier, connu sous le terme « Newroz » et elle est considérée comme la fête la plus importante de l’année pour les Kurdes.

Norouz est une fête tellement appréciée, universelle et si imprégnée dans la culture perse que lorsque la révolution de 1979 a pris fin et que la Perse est devenue la République islamique d’Iran, le nouveau gouvernement a tenté de réduire le niveau de célébration de Norouz, invoquant ses racines préislamiques pour justifier son élimination. Cette tentative de supprimer la fête de Norouz par le nouveau gouvernement islamique a suscitait un rejet tellement furieux de la part des Iraniens que le gouvernement dût faire marche arrière.

Comment fête-t-on Norouz ?

Les gens commencent à se préparer pour Norouz environ trois semaines avant l’équinoxe vernal. Presque tout le monde passe au nettoyage de printemps donc, en débarrassant son domicile de tout encombrement inutile et de la saleté qui s’est accumulée au cours de la dernière année afin de pouvoir recommencer à zéro. En cette période de l’année en Iran, vous verrez probablement de nombreux tapis persans suspendus à l’extérieur, où leurs propriétaires les dépoussièrent. Aussi, il est de coutume de refaire sa garde-robe en s’achetant de nouveaux vêtements.

Au cours de la même période, les familles réservent également un espace à leur domicile pour le « Haft Sin » ou une collection de 7 produits qui symbolisent un espoir différent pour la nouvelle année. « Haft Sin », signifiant 7 Sin (« Sin » étant une lettre de l’alphabet perse correspondant au S Latin), désigne donc 7 produits commençant par la lettre « Sin » et bien que certaines familles ajoutent leurs propres variations au « Haft Sin », sept éléments sont toujours inclus :

Sabzeh: ou germe de blé symbole de la renaissance et du renouveau

Senjed : Fruits secs du jujubier, symbolise l’amour

Sib : Pommes, symbolisant la beauté et la santé

Seer : l’ail, symbole de la médecine

Samanu : Une pâte sucrée iranienne, qui symbolise la richesse et la fertilité

Serkeh : Le vinaigre, symbolisant la patience et la sagesse qui accompagnent le vieillissement

Sumac : une épice persane à base de baies rouges acidulées broyées, qui symbolise le lever du soleil d'un nouveau jour.

D’autres éléments communément exposés sont par exemple un miroir qui symbolise la « réflexion », des œufs colorés pour la « fertilité » ou des pièces de monnaie pour la « prospérité ».

Le dernier mardi avant Norouz est connu sous le nom de « Chaharshanbe Suri » ou « Veille du mercredi rouge ». Tout le long de la journée on y allume des grands feux dans les places publiques, et on est invité à les sursauter et à répéter une phrase : « Zardi-ye man az toh, sorkhi-ye toh az man !» qui se traduit littéralement par « Prenez ma couleur jaune et donnez- moi votre belle couleur rouge ! » et qui veux dire « prenez ma pâleur, ma maladie et donnez- moi la force, la santé ».

Une fois le jour de Norouz arrivé, commence alors une célébration de 13 jours faîte de dîners, de visites familiales, de visites aux morts et de réflexions sur l’année à venir.

Bien entendu, la nourriture a une place importante. Le jour de Norouz, vous pouvez vous attendre à manger quelques plats spécifiques à la fête de Norouz, souvent à base de plantes vertes et d'herbes aromatiques, qui symbolise la fraîcheur et le renouveau.

Le plat principal et indispensable est sans nul doute le « Sabzi Polo Ba Mahi », un plat à base de riz et fines herbes servi avec du poisson. Ensuite, on vous servira sûrement un « Kuku Sabzi », une sorte de « frittata à l’iranienne » cuisinée aux herbes comme l'aneth, la coriandre, le persil ou l'estragon.

Le 13e jour, la tradition veut que vous preniez le « sabzeh » qui a poussé dans le « Haft Sin », et le relâcher dans un cours d’eau, comme une rivière par exemple, pour faire disparaître la malchance de l’année écoulée et célébrer l’arrivée de la nouvelle année.

Comme il convient à la culture perse et zoroastrienne, les cérémonies autour de Norouz sont axées sur la communauté, la famille et un profond respect pour la tradition.

Mais Norouz est surtout la célébration d’éliminer la poussière, le négatif et la tristesse de l’ancien pour recommencer à zéro. Il s’agit de fermer la porte d’un chapitre et de passer à la page suivante avec joie et espoir plutôt que dans la peine et l’inquiétude.

L’idée de pouvoir commencer de nouveau, et mieux, est universel, ce qui pourrait expliquer pourquoi Norouz n’a pas seulement survécu de génération en génération, mais a également pris de l’importance.

Alors « Norouz Moubarak » et « Newroz Pîroz Be » à tous !